jeudi 15 décembre 2011

Valparaiso (Jour 63 à 66)

Du 6 au 9 décembre, nous étions à Valparaiso, une des villes mythiques du Chili, située en bord de mer, à 2h de Santiago, la capitale.


Valparaiso est divisée en deux parties : le bord de mer, plat, aux rues assez salles, qui ressemble à un mélange étrange entre Paris et Casablanca. Et il y a "les hauts", des collines appelées "cerro", couvertes de maisons et d'immeubles multicolores.


L'intérêt de visiter Valparaiso consiste à se balader et à se perdre dans les ruelles et les escaliers des différents cerros, et de monter le plus haut possible jusqu' à avoir une belle vue sur la baie de Valparaiso.


Le Cerro Bellavista est l'un des plus jolis, et des plus typiques, avec cette église blanche que l'on apercoit depuis différentes perspectives.


Vert pomme, blanc, violet, rouge, jaune, orange, rouge et j'en passe... Valparaiso est une ville colorée. C'est une ville de caractère, avec ses murs bardés de graffitis (le prochain post du blog sera consacré aux graffitis), ses habitants dont certains ont de sacrées gueules, et certaines rues un peu sales où il ne fait pas bon traîner la nuit venue.










Une rue du Cerro Concepcion



Valparaiso est avant tout une cité portuaire, c'est LE port du pays ! Nous y avons fait un tour, impressionnés par la taille des géants qui ont jeté l'ancre. Et, drôle de hasard, Gaetan lisait à ce moment-là "Cargo" de John McPhee (Editions Voyageurs Payots), dans lequel les héros amarrent leur cargo à Valpariaso...



Après ce petit tour dans le port, nous avons pris un des nombreux ascenceurs pour grimper une colline.


Et arriver au musée naval et maritime. Un très beau musée consacré aux batailles remportées par le Chili et à leurs héros.


Une visite intéressante mais un peu barbante, sauf dans la salle des pirates...


Dans la cour, il y avait une petite exposition consacrée au sauvetage des 33 mineurs chiliens bloqués dans une mine l'année dernière. Je suis dans le Fénix, sorte de mini fusée qui a permis de les sortir un par un de leur prison souterraine. Autant dire qu'il n'y a pas beaucoup de place là-dedans !



Et puis... Heureusement que Paula, notre hôtesse de l'auberge Casa Fisher (7 pasaje Fisher, Cerro Concepcion) nous a rappelé que c'est Noël ! Car, perdus dans les rues multicolores de Valparaiso, sous le chaud soleil du Chili, nous avions tendance à l'oublier !



mercredi 7 décembre 2011

La Serena (Jour 58 à 62)

La ville de la Serena n'offre pas un grand aspect touristique en elle-même, mais elle est idéalement située en bord de mer, pour nous permettre de faire une halte après les 16h de bus depuis San Pedro, et avant de faire les 7h qui nous restaient jusqu'à Valparaiso. Donc, du 1er au 6 décembre, nous avons squatté la sympathique auberge Maria's Casa et nous avons (un peu) découvert la région. Il y avait une île à visiter, l'Isla Damas, où nous aurions pu voir des pingouins, mais nous avons décidé de ne pas y aller, car la Reserva Nacional Pingüno de Humboldt est envahie de touristes, dont les allers-retours affectent la faune et la flore marine (nous verrons d'autres pingouins, plus tard, dans notre voyage).

Du coup, au lendemain d'un asado (barbecue organisé par l'auberge) bien arrosé, nous avons décidé d'aller soigner notre gueule de bois dans la vallée de l'Elqui.


Cette vallée est réputée car elle est couverte de vignes. Le raisin qu'on y cultive sert à la fabrication du pisco, un alcool local (bon à savoir : le Chili et le Pérou revendiquent chacun la création de cet alcool et disent tous deux que c'est leur boisson nationale. Franchement, oui c'est pas mauvais, mais de là à se battre pour savoir qui l'a inventé, c'est beacoup de bruit pour rien...)


Nous avons donc visité une distillerie, implantée dans le village de Pisco Elqui. Ci-dessus, ce sont les cuves où le vin fermente plusieurs mois avant d'être distillé dans de gros alambiques.


Au-dessus, on peut voir les hautes vignes de raisins qui serviront à produire le pisco. L'alcool ne se boit pas tout seul, on en fait généralement des cocktails, dont le plus connu est le Pisco Sour, un cocktail mousseux composé de 3/4 de pisco, un quart de jus de citron vert (limon pica) et d'un blanc d'oeuf, le tout mélangé dans un shaker avec de la glace pilée et du sucre. Très rafraîchissant.


J'ai fais semblant de conduire une antique voiture, et ensuite, on est tous allés soigner notre gueule de bois avec une dégustation de pisco dans les caves de la propriété. Ci-dessous, Gaëtan boit un petit coup avec Carrie, une guide touristique canadienne qui était à l'auberge avec nous et avec qui nous avons sympathisé.


Après cet après-midi "à la campagne", nous avons eu notre après-midi "à la mer", car, fort heureusement, La Serena est au bord de l'océan Pacifique... "Not bad" comme disent les Anglais...


J'aime beacoup la photo du panneau Tsunami... Et oui, au Chili, il y a très régulièrement des tremblements de terre, et un jour ou l'autre, une grosse grosse grosse vague mangera une partie de la côte. Pourtant, cela ne les empêche absolument pas de construire de gros gros gros buildings en bord de mer qui enlaidissent le littoral... Gros buildings qui ne résisteront pas à un tsunami.


Ce fut un grand moment, car nous avons mangé des churros, les premiers depuis le début du voyage (c'est dingue quand même le temps qu'il nous a fallu pour en trouver!). Nous roulions à vélo sur la promenade, et soudain, nous avons repéré un camion "Churros". C'est simple : nous ne l'avons plus lâché. 1000 dollars chiliens les 10 churros (bien gras, et sucrés comme il se doit), c'était un délice !


Et puis, au bout de notre parcours à vélo, au fin fond de la baie, sur quoi on tombe ? Le Maroc ! (en fait on vous a menti, on n'est pas au Chili, on est retournés à Casablanca). Sans rire, c'était drôle de voir une mosquée, là, ca faisait même plaisir ! C'est une réplique de la Koutoubia de Marrakech. Sa construction a été financée par Mohammed VI himself (le roi du Maroc pour ceux qui ne connaissent pas). Ce serait, parait-il, un symbole de la coopération culturelle entre le Maroc et le Chili.


Et puis, le jour de mon anniversaire, le 5 décembre, eh bien je me suis fabriqué mon cadeau d'anniversaire, une paire de sandales, avec Pancho, l'un des propriétaires de l'auberge, artisan du cuir.


Gaëtan a également participé à la fabrication d'une paire de sandales.Il est en train de fixer les lanières.


Habileté, précision, force, concentration... Il en faut des qualités pour réaliser un poincon parfait !


Et le résultat est de toute beauté !!! Ca nous a pris environ 2h30.


Merci Pancho !


Le 6 décembre au matin, nous avons quitté La Serena et filé à Valparaiso, où nous sommes actuellement. Bientôt de nouvelles photos et de nouvelles aventures !

mercredi 30 novembre 2011

San Pedro de Atacama - suite

Lundi 28, nous avons fait une excursion dans la Valle de la Luna et la Valle de la Muerte, autrement dit le désert aux alentours de San Pedro.

A l'arriere-plan, on distingue le volcan du Licancabur, endormi depuis des millions d'années, et entouré d'autres volcans toujours actifs qui lachent des fumerolles de temps en temps... Pourvu que tout le monde continue a faire la sieste...

Sur les routes de la Valle de la Luna...

Du sable et encore du sable... et du sel, aussi !

Ceci n'est pas de la roche, mais du sel, que l'on entend craquer sous l'effet de la chaleur... Oui, on a gouté, ces murs sont bien salés !

En attendant le coucher de soleil, devant les contreforts des Andes...

Gaëtan et Marion-Super-Musclor (oui, je fais bien semblant de porter la montagne, non ?)
Le lendemain matin, réveil a 4h du matin et 2h de route pour se rendre aux Geysers del Tatio, tout pres de la frontiere bolivienne. Il faisait un froid de canard, 5 degrés, et il y avait un sacré vent. Donc, d'apres notre guide, des conditions défavorables pour voir les geysers. Tant pis, c'était bien quand meme, Gaëtan s'est baigné dans une piscine naturelle d'eau chaude, il y avait des mouettes (bizarre, si loin de la mer !!!) et des vigognes (vicuñas en espagnol, lointaines cousines des lamas et des alpagas).












Voila ! C'était super ! Maintenant, nous quittons le désert de l'Atacama et nous retournons sur la cote Pacifique, pour une étape dans la ville de la Serena. A bientot pour de nouvelles aventures !!!

San Pedro de Atacama (Jour 51 a 56)

De vendredi a mercredi, nous étions a San Pedro de Atacama, un village perdu dans le désert de l'Atacama, le plus aride du monde. Nous étions hébergés chez Brigitte et Miguel, un couple franco-chilien qui tient La Casa de los Musicos. Une ambiance festive (surtout que nous avons feté leurs anniversaires ce week-end) arrosée de pisco (la boisson locale) au coca et au citron et de musique aussi, car Miguel, fils d'un grand musicien, est un guitariste hors pair. Nous avons donc vécu au rythme de San Pedro, accablé par la chaleur (il a fait entre 35 et 40 degrés lorsque nous y étions). Nous n'avons pas tellement aimé le village en lui-meme, qui ne vit que pour le tourisme, et manque sacrément d'authenticité (authenticité que nous avons trouvé chez Brigitte et Miguel).

Gaëtan et Brigitte dans le patio de la Casa de los Musicos

Pita et Pito, des chats tres actifs qui aiment dormir dans un bon lit ou, ici, en haut du frigo.

Gaëtan a entrepris de tester tous les hamacs des auberges du Chili (voir la photo d'Arica).


Ma petite Lhassa me manque, mais j'ai trouvé réconfort aupres de Pita.

Dimanche, Brigitte et Miguel nous ont emmenés faire un tour a vélo dans les alentours de San Pedro. Il faisait une chaleur d'enfer, mais ca faisait du bien de se dégourdir les jambes. Apres quelques kilometres, Brigitte et Miguel ont continué vers le terrain qu'ils possedent tandis que nous nous sommes enfoncés dans la Quebrada del Diablo, un cañon labyrintique assez étonnant...



Gaëtan et Marion sur un arbre perchés.

Brigitte et Miguel

Au fond du cañon.


Equipement indispensable dans le désert : le chapeau et les lunettes, pour un look tres... Sherif texan, non ?